Bulletin 51 (2020)

Bulletin 51

 

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Sommaire

BERNAER Richard, 2020 – Chroniques mycologiques – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 6 à 14

LAFON Pierre & LAMBERT Elisabeth, 2020 – État des connaissances sur les Charophytes d’Aquitaine et de Poitou-Charentes, pour un inventaire actualisé – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 15 à 44

COLLECTIF, 2020 – Contributions à l’inventaire de la bryoflore française – Année 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 45 à 61

BONTE François & al., 2020 – Découverte en France de Scapania carinthiaca, une hépatique inscrite sur la directive européenne « Habitats-Faune-Flore » ; découverte dans les Alpes françaises de Tritomaria laxa et autres observations nouvelles d’Encalypta  spathulata, Fuscocephaloziopsis  leucantha, Gymnomitrion  adustum et Marsupella  boeckii – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 62 à 71

CELLE Jaoua & GSTON Alain, 2020 – Cell e J. & Gaston A., 2020 – Compte rendu de la minisession sur l’étude des bryophytes dans la Montagne noire (Tarn et Aude) – Samedi 25 et dimanche 26 août 2018 – Bull. Soc. bot. Centre-Ouest 51, p. 72-73 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 72 à 73

COLLECTIF, 2020 – Contributions à la flore ptéridologique – année 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 74 à 75

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COLLECTIF, 2020 – Contributions à la flore phanérogamique française de l’année 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 76 à 99

MADY Mickaël & al., 2020 – Note sur la présence de Galatella linosyris var. linosyris en Corrèze et réflexion sur son statut d’indigénat – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 100 à 106

BERNAER Richard, 2020 – Le penchement chez les Carex – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 107 à 113

LE GLOANEC Vincent & al., 2020 – Découverte et bilan des observations de Landoltia punctata (G.Mey.) Les & D. J. Crawford, 1999 en France métropolitaine – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 114 à 121

REDURON Jean-Pierre, 2020 – Additions et corrections suite à la parution de l’ouvrage Ombellifères de France 12 – année 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 122 à 130

BERNARD Christian, 2020 – Heurs et malheurs du rosier de l’Aveyron, Rosa xaveyronensis H.J. Coste (Rosa pimpinellifolia x R. agrestis). – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 131 à 133

YOU Christian, 2020 – Sortie botanique du 3 juin 2018 – Camp militaire de Bussac-Forêt–Bédenac (17) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 134 à 135

BISSOT Romain, 2020 – Compte rendu de la sortie du samedi 28 septembre 2019 sur les lacs de Haute-Charente – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 136 à 138

TILLY Bernard , 2020 – Minisession Poacées en Haute-Loire (Le Puy-en-Velay), les 6 et 7 juin 2019, introduction – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : p. 139

PHILIPPE Thierry & al., 2020 – Minisession Poacées en Haute-Loire (Le Puy-en-Velay), les 6 et 7 juin 2019 ; comptes rendus des journées – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 140 à 145

PARADIS Guilhan & DELAGE Alain, 2020 – Paradis G., 2020 – Session extraordinaire 2019 en Corse-du-Sud du dimanche 28 avril au vendredi 3 mai 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 146 à 152

BIRONNEAU Vincent & THEAUD Roland, 2020 – Session extraordinaire 2019 en Corse-du-Sud du dimanche 28 avril au vendredi 3 mai 2019 – Compte rendu de la première journée, dimanche 28 avril 2019. Site de Stagnolu-Tonnara et plateau calcaire de Bonifacio (Pertusato, Piantarella, Sperone – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 153 à 155

PERROCHE Didier & GIRAUD Bernard, 2020 – Session extraordinaire 2019 en Corse-du-Sud du dimanche 28 avril au vendredi 3 mai 2019 – Compte rendu de la deuxième journée, lundi 29 avril 2019. Autour de Propriano – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 156 à 160

LEJOUR Ludovic & CAYEUX François, 2020 – Session extraordinaire 2019 en Corse-du-Sud du dimanche 28 avril au vendredi 3 mai 2019 – Compte rendu de la troisième journée, mardi 30 avril 2019. Vallon de Canali, mares temporaires de Tre Padule de Suartone et dépressions inondables de Musella – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 161 à 165

DÉAT Eliane & BRÉBION Elisabeth, 2020 – Session extraordinaire 2019 en Corse-du-Sud du dimanche 28 avril au vendredi 3 mai 2019 – Compte-rendu de la quatrième journée, mercredi 1er mai 2019. L’île Lavezzu – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 166 à 172

LATOUR Manon & MARCIAU Roger, 2020 – Session extraordinaire 2019 en Corse-du-Sud du dimanche 28 avril au vendredi 3 mai 2019 – Compte-rendu de la cinquième journée, jeudi 2 mai 2019. Zonza – Ospedale – sansouire de Benedettu (ancien delta de l’Osu, NE de Porto-Vecchio) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 173 à 182

CANNATA Mario & PARADIS Guilhan, 2020 – Session extraordinaire 2019 en Corse-du-Sud du dimanche 28 avril au vendredi 3 mai 2019 – Compte rendu de la sixième journée, vendredi 3 mai 2019. Ajaccio (Scudo, grande île Sanguinaire, La Parata) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 183 à 199

DANAIS Michel, 2020 – Quelques aspects de milieux berrichons du département du Cher. Du vendredi 23 au dimanche 25 août 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : p. 200

BOTTÉ François, 2020 – Quelques aspects de milieux berrichons du département du Cher. Du vendredi 23 au dimanche 25 août 2019 – Compte rendu de la journée du vendredi 23 août 2019 – Mornay-sur-Allier (Cher) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 201 à 209

COEUR Marc & JOLY Yves, 2020 – Quelques aspects de milieux berrichons du département du Cher. Du vendredi 23 au dimanche 25 août 2019 – Samedi 24 août 2019 – Ménétréol-sur-Sauldre et Sainte-Montaine (Cher) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 210 à 212

MILOUX Basile & TREMBLAY Noël, 2020 – Quelques aspects de milieux berrichons du département du Cher. Du vendredi 23 au dimanche 25 août 2019 – Dimanche 25 août 2019. Étang de Morue (Neuilly-en-Sancerre, 18) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 213 à 214

SERVE Sylvie & TREMBLAY Noël, 2020 – Flore et végétation emblématiques de Haute-Loire (43). Du mardi 18 au vendredi 21 juin 2019. Sous la direction du Conservatoire botanique national du Massif central – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 215 à 216

CAULIEZ Nathalie & VIGOUROUX Jean-Pierre, 2020 – Flore et végétation emblématiques de Haute-Loire (43). Du mardi 18 au vendredi 21 juin 2019. Sous la direction du Conservatoire botanique national du Massif central – Mercredi 19 juin 2019. Les chaux de Polignac (matin) et les messicoles de Rosières (après-midi) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 217 à 221

GIRAUD Bernard & LOUVIAUX Michel, 2020 – Flore et végétation emblématiques de Haute-Loire (43). Du mardi 18 au vendredi 21 juin 2019. Sous la direction du Conservatoire botanique national du Massif central – Jeudi 20 juin 2019. Du cirque des Boutières au sommet du Mézenc – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 222 à 226

CAILHOL Daniel, 2020 – Flore et végétation emblématiques de Haute-Loire (43). Du mardi 18 au vendredi 21 juin 2019. Sous la direction du Conservatoire botanique national du Massif central – Vendredi 21 juin 2019, matin. Falaise du Blot (Cerzat, 43) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 227 à 230

ESTIVAL PÉmilie, 2020 – Flore et végétation emblématiques de Haute-Loire (43). Du mardi 18 au vendredi 21 juin 2019. Sous la direction du Conservatoire botanique national du Massif central – Vendredi 21 juin 2019, après-midi. Le marais de Limagne, une tourbière originale – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 231 à 234

GATIGNOL Patrick, 2020 – Minisession – La végétation automnale des bords de Loire en Anjou – du vendredi 20 septembre au dimanche 22 septembre 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : p. 235

GATIGNOL Patrick & MADY Mickaël, 2020 – Minisession – La végétation automnale des bords de Loire en Anjou – du vendredi 20 septembre au dimanche 22 septembre 2019 – Principaux groupements végétaux – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 236 à 237

ANDRIEU Frédéric & VALLEZ Émilie, 2020 – Minisession – La végétation automnale des bords de Loire en Anjou – du vendredi 20 septembre au dimanche 22 septembre 2019 – Vendredi 20 septembre 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 238 à 242

BOCK Benoît, 2020 – Minisession – La végétation automnale des bords de Loire en Anjou – du vendredi 20 septembre au dimanche 22 septembre 2019 – Samedi 21 septembre 2019 – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 243 à 245

PROVOST Dominique, 2020 – Minisession – La végétation automnale des bords de Loire en Anjou – du vendredi 20 septembre au dimanche 22 septembre 2019 – Dimanche 22 septembre – Lac de Verdon (49/79) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 246 à 247

PARADIS Guilhan & PIAZZA Carole, 2020 – Flore et végétation d’une portion de côte en accrétion : sud du port de Taverna (côte orientale de la Corse) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 248 à 307

MADY Mickaël & al., 2020 – L’Ilysantho attenuatae-Cyperetum micheliani Corill. 1972 – Considérations synnomenclaturales et synfloristiques presque un demi-siècle après sa description – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 308 à 318

CHASTENET Antoine, 2020 – Hommage à Pascal ARLOT (15 mars 1974 – 25 avril 2019) – Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest (nouv. sér.) – 51 : pp. 319 à 320

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Evaxiana n°7

Evaxiana n°7


(version imprimée – port inclus)

Sommaire Evaxiana n°7 (2020)

PHYTOSOCIOLOGIE
• Éloge du paradigme synusial : alternative à la classification phytosociologique de la végétation forestière européenne, ouest-asiatique et nord-africaine – Bruno de FOUCAULT – pdf
• État des lieux en 2018 du site littoral très dégradé de Capu Laurosu (Propriano, Corse), avant sa réhabilitation par le Conservatoire du littoral – Guilhan PARADIS & Carole PIAZZA – pdf

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49-Monographie des Leguminosae de France Tome 2

Monographie des Leguminosae de France Tome 2

Par Pierre COULOT et Philippe RABAUTE, A4, 520 pages, 2020

Après la publication fin 2013 du troisième puis fin 2016 du quatrième tome de la Monographie des Leguminosae de France, nous proposons aujourd’hui à nos lecteurs le deuxième volume, consacré à la tribu des Galegeae dans le sens large de son acceptation et à celle des Hedysareae, complété par le traitement de trois tribus plus réduites en France, les Robinieae, Sesbanieae et Thermopsideae. La monographie sera finalisée par l’édition du tome premier, qui clôturera un travail auquel nous aurons consacré une vingtaine d’années.
La tribu des Galegeae est considérée, depuis l’intrusion de la phylogénie moléculaire dans la botanique observationnelle, comme un concept artificiel, incontestablement polyphylétique, composé de plusieurs groupes d’espèces formant des clades qui sont, eux, monophylétiques. C’est la raison pour laquelle différents auteurs ont isolé, depuis une vingtaine d’années, quelques genres au sein des tribus des Coluteae et des Caraganae, et ont donc proposé des traitements très variables de la tribu des Galegeae. Le travail nomenclatural global de ce groupe nous semblait à finaliser, car il n’était fait que partiellement. En particulier, isoler le genre Galega et les réglisses au sein de tribus distinctes nous semblait s’imposer. Ainsi, cette vaste tribu historique de la systématique des Légumineuses correspond à une somme de petites tribus paucigénériques et devient, dans son sens strict, monogénérique. Parmi eux se trouve le genre le plus emblématique des Fabacées, Astragalus. Avec ses presque 3000 espèces, il résume à lui seul la complexité d’étude de cette famille, dont des représentants se trouvent dans une grande partie du Monde. Si le nombre d’espèces présentes dans notre dition est réduit, presque famélique au regard de la diversité du genre, nous avons proposé un traitement complet du genre préalable à celui des espèces françaises, afin que chacun puisse bien l’appréhender dans toute sa dimension. La tribu des Hedysareae, qui est particulièrement compacte, a connu quant à elle de profonds bouleversements nomenclaturaux dans la délimitation des genres la composant, suite à de nouvelles études phylogénétiques, la plupart publiées depuis une dizaine d’années. Nous semblant particulièrement corrélées aux éléments morphologiques, ces approches moléculaires nous ont amenés à intégrer toutes ces évolutions dans notre traitement, et en particulier à retenir le genre Sulla. De façon générale, ce volume conserve la logique qui a été la nôtre dans les tomes précédents, soit d’une part de traiter les espèces dans une approche large, sans retenir les variétés de faible robustesse nomenclaturale, et d’autre part de refondre systématiquement les approches taxonomiques classiques au regard des études phylogénétiques les plus récemment publiées, dès lors bien évidemment qu’elles sont corrélées par des synapomorphies.
L’iconographie reste un point auquel nous attachons une grande importance, et les images numérisées de plantes fraîches vous permettront, nous l’espérons, de faciliter votre travail d’identification.
Nous espérons que vous prendrez beaucoup de plaisir à consulter ce volume et vous invitons à nous retourner vos corrections et surtout vos nouvelles observations pour les futurs compléments à la monographie.

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48-Connaître et reconnaître les Cyperacées des Ardennes

Lamiacées de France

Par Aurélien LABROCHE, 16,2 x 23,5 cm, 380 pages, 2020

Où que l’on soit, une Cyperacée n’est jamais très loin… On les trouve dans tous les types de milieux naturels. Cette famille décourage la plupart des botanistes néophytes. Pourtant, à l’exception de quelques groupes plus difficiles d’accès, les plantes de cette famille sont bien différenciées les unes des autres. L’ouvrage est conçu en trois chapitres. Le premier propose un tour d’horizon du département des Ardennes par le prisme de ses caractéristiques climatiques, hydrographiques et géologiques, puis dessine les contours des districts phytogéographiques ardennais. Le deuxième présente la systématique et la nomenclature des Cyperacées, leurs usages, leurs préférences écologiques, les hybrides et accorde une large place à la description du langage de la botanique. La troisième partie expose les clés de reconnaissance d’une Cyperacée, propose une aide à l’identification des genres et offre une description des espèces ardennaises à travers 76 fiches monographiques richement illustrées de cartes, photographies et dessins. Destiné aux professionnels, étudiants et naturalistes, cet ouvrage est un outil de connaissance et de reconnaissance des Cyperacées. Il est une invitation à découvrir l’originalité de cette famille, des plantes qui la composent et élargir le regard des naturalistes.
Notez qu’Aurélien a lui même réalisé la mise en page de l’ouvrage et que les dessins, réalisés par sa soeur, sont originaux et non pas des reprises. C’est une plus-value non négligeable pour cet ouvrage qui traite de taxons présents dans une bonne partie des départements français.

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47 – Groupements végétaux et phytogéographie de la Corrèze

Groupements végétaux et phytogéographie de la Corrèze

Par Luc BRUNERYE, A4 couleur, 449 pages, 2020

Si la flore et les végétations du Limousin sont souvent qualifiées de pauvres et d’homogènes, y compris par d’illustres botanistes locaux comme le furent Édouard Lamy ou Charles Le Gendre, cela ne s’applique pas au département de la Corrèze, le plus hétérogène de l’ancienne région aujourd’hui intégrée à la Nouvelle-Aquitaine. Il faut bien avouer que, contrairement à la Haute-Vienne ou la Creuse, la Corrèze, avec son bassin sédimentaire de Brive-la-Gaillarde, dispose d’une grande variété de socles géologiques, générant une diversité de sols et de végétations. Le Causse corrézien, extension du Causse de Martel, avec ses calcaires durs, les grès du Trias au sud de l’agglomération de Brive, et les marnes qui s’intercalent depuis les buttes témoins d’Ayen et Saint-Robert jusqu’à Puy d’Arnac, vont ainsi fortement trancher avec le socle cristallin propre au Massif central que l’on retrouve dans la majeure partie du département. Si l’altitude maximale frôle mille mètres à Meymac, les végétations typiquement montagnardes ne sont représentées dans le département que de façon abyssale, à la faveur de certaines gorges (Chavanon, Dordogne). En dehors du Causse corrézien où l’influence méridionale se traduit bien dans la flore locale, les végétations de la Corrèze sont surtout soumises à l’influence atlantique, qui atteint les vastes alvéoles tourbeux du Plateau de Millevaches et y permet l’expression de remarquables gazons amphibies, bas-marais et tourbières acidiphiles atlantiques. Luc Brunerye, qui étudie la flore et les végétations de la Corrèze depuis plus d’un demi-siècle, en est aujourd’hui sans conteste l’un des meilleurs spécialistes, et le digne successeur d’Ernest Rupin, cet érudit pionnier de la botanique en Corrèze à la fin du xixe siècle. Surtout réputé pour sa monumentale contribution à la connaissance de la flore corrézienne, avec plus de quatre-vingt publications à son actif dans une pluralité de revues à caractère scientifique (Le Monde des Plantes, Journal de botanique de la Société botanique de France, Bulletin de la Société botanique du Centre-Ouest, etc.), Luc Brunerye est également l’auteur des premières véritables études des communautés végétales de ce département, alors même que la discipline phytosociologique n’était pas encore stabilisée, tant sur le plan analytique que synthétique. Ainsi, dès les années 1960, avec sa thèse de doctorat de la faculté de pharmacie de Paris, Luc Brunerye étudie les groupements végétaux des marais des Monédières et leur évolution (1962). Ce travail est très vite suivi d’une étude de la végétation des landes sèches des Monédières (1962), des groupements forestiers de la région de Treignac (1970), de la végétation messicole de la commune de Veix (1976), de la végétation des affleurements de serpentine (1980) puis de la végétation des coteaux hettangiens (1990). Il ne faut pas occulter non plus le minutieux travail d’exploration de la Corrèze qui doit à Luc Brunerye d’être le second auteur de Plantes et végétation en Limousin, atlas de la flore vasculaire (2001), l’un des premiers atlas floristiques régionaux en France. Cette conséquente accumulation de connaissances lui permet aujourd’hui de nous livrer une analyse complète de la phytogéographie de la Corrèze. Les végétations, coeur de l’ouvrage de Luc Brunerye, sont détaillées en vingt-deux grands types qui correspondent souvent au niveau de la classe phytosociologique. Déclinés ensuite de façon très fine en deux cent cinquante-six groupements végétaux, Luc Brunerye réussit la tâche ardue de rendre son propos accessible à la fois à des non-spécialistes (étudiants en biologie, curieux de nature) ainsi qu’aux professionnels de l’environnement, comme l’avait fait auparavant François Billy pour la Basse-Auvergne. Si Luc Brunerye prend soin, avec grande modestie, d’avertir le lecteur que son analyse des végétations ne suit pas la méthode phytosociologique sigmatiste, les passerelles sont évidentes, pour le phytosociologue aguerri, entre les groupements individualisés par l’auteur et les dénominations modernes des associations végétales. Ainsi, l’on reconnaîtra sous l’appellation « Coteaux à Staehelina dubia » le Staehelino dubiae–Teucrietum chamaedryos décrit par Jean-Marie Royer dans le proche Périgord, ou encore la « pelouse à Saxifraga granulata et Serapias lingua » qui n’est autre que l’Orchido morionis–Serapiadetum linguae décrit de l’Armagnac méridional par Bruno de Foucault. Certains y trouveront de véritables singularités, c’est-à-dire des combinaisons originales et répétitives d’espèces dans des conditions bien déterminées de leur biotope ; ce seront peut-être là de nouvelles associations végétales, qu’il conviendra de valider dans le respect du Code international de nomenclature phytosociologique. L’ouvrage de Luc Brunerye constitue également un état des lieux important de la flore, via un catalogue raisonné, et des groupements végétaux, qui composent les paysages corréziens. Il est aussi un repère pour les générations futures, dans le contexte actuel de réchauffement climatique, lequel va probablement impacter les vastes complexes tourbeux du Plateau de Millevaches riches en éléments sensibles boréaux, et d’anthropisation croissante des milieux naturels. Les exemples d’herborisations, savamment sélectionnés par l’auteur en fin d’ouvrage, sont une véritable invitation au voyage, à la découverte et à l’émerveillement, face aux richesses naturelles insoupçonnées de la Corrèze, premiers pas indispensables à leur préservation.
Limoges, le 10 février 2020
Mickaël MADY
Société botanique du Centre-Ouest et Groupe phytosociologique du Massif central de la Société française de phytosociologie

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