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Par R. BRAQUE, 258 pages, 2001

La végétation forestière du Nivernais a été décrite dans une synthèse déjà relativement ancienne (BRAQUE, 1978). Par contre, les groupements de pelouses et d’ourlets qui constituent les friches, bien qu’ayant fait l’objet depuis un siècle et demi de notations purement floristiques assez nombreuses l, n’ont donné lieu qu’à des descriptions très partielles (BRAQUE & LOISEAU, 1972 ; BRAQUE, 1983, 1998). Une présentation un peu plus développée en a été fournie dans la notice de la 25eme session extraordinaire de la Société botanique du Centre-Ouest (BRAQUE, 1997). Mais lors de la rédaction de ce document préliminaire, l’exploitation des éléments accumulés pendant des années d’observations sur le terrain n’était pas achevée, et il fut clairement indiqué que le nombre des unités de végétation, les noms qui leur étaient attribués, leur systématique seraient autant de sujets à révision. La comparaison des relevés de végétation, et leur mise en ordre, faisaient apparaître des difficultés, justifiant une réflexion plus approfondie sur le choix de la méthodologie la plus opportune, tout autant qu’une recherche sur l’organisation hiérarchique la plus pertinente des unités élémentaires reconnues au sein des paysages à dominante herbacée. Le présent ouvrage comprend donc d’abord une évocation très succincte du cadre territorial de l’étude, le sujet ayant déjà été amplement débattu dans plusieurs optiques (GRAS, 1963; BRAQUE, 1971, 1997, 1998; KLEIN, 1973, 1990, 1997). L’ensemble peut être désigné par le nom de Nivernais calcaire, ou mieux de Nivernais « géographique », bien plus restreint que le Nivernais historique, l’ancien duché comprenant en outre une partie de la Puisaye, le Bazois, la partie occidentale du Morvan, le nord de la Sologne bourbonnaise. Confinant à l’ouest au Val de Loire, il juxtapose trois unités majeures dont les caractères morphologiques et climatiques sont sensiblement différents: plateau forestier, Donziois et confins méridionaux de la Basse Bourgogne. Puis sont exposés globalement, et justifiés dans un « discours de la méthode », les principes qui ont dirigé l’observation et l’analyse de la couverture végétale. Après quoi est abordée la description des divers groupements identifiés, avec chaque fois que nécessité s’en fait sentir, retour sur la méthodologie, et aussi discussion des relations systématiques et dynamiques entre les unités reconnues.