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À la fin de la guerre, les sociétés scientifiques avaient perdu le plus grand nombre le leurs adhérents et, de ce fait, n’avaient plus les moyens de financer une publication. C’était le cas de la SBCO qui n’a retrouvé son bulletin qu’en 1970. À cette date, notre société ne comptait que 75 membres, dont seulement 50 payaient la cotisation. Les 25 qu’on n’avait pas osé radier étaient des botanistes ! déçus par le manque de publication.

En 1950, la création de l’Union des Sociétés Françaises d’Histoire Naturelle fut saluée avec enthousiasme (en particulier par la SBCO tant le manque de publications naturalistes se faisait ressentir.

Au début (janvier 1950 à fin 1955, fascicules 1 à 23), il s’agissait de l’Union des Sociétés Françaises d’Histoire Naturelle qui publiait un bulletin trimestriel. La SBCO faisait partie des quatre sociétés fondatrices avec la Société des sciences naturelles de Seine-et-Oise, la Société d’histoire naturelle de l’Aisne et la Société d’histoire naturelle du Creusot. À l’époque, c’était Louis RALLET, mon professeur à l’École normale d’instituteurs, qui était président de la SBCO. Quelques sociétés avaient le statut de « société adhérente ».
En 1956, cette Union a pris le nom de Fédération française des Sociétés de Sciences Naturelles. Il n’y avait plus que des Sociétés adhérentes.
Á l’époque, la SBCO ne publiait pas de bulletin (avant 1970). Elle faisait partie de cette Fédération qui, elle, publiait un bulletin trimestriel (la SBCO en était d’ailleurs l’un des membres les plus importants). Elle devait verser une cotisation correspondant au nombre d’adhérents que la SBCO déclarait. Les autres sociétés devaient faire de même. Cela donnait le droit à chaque société d’y publier un certain nombre de pages au prorata du nombre d’adhérents déclarés.

La SBCO y a publié de nombreux articles, par exemple :
R. B. PIERROT – Relevé de quelques plantes peu connues en Charente-Maritime.
L. RALLET – Nombreux comptes rendus d’excursions et articles sur les algues marines, sur les bryophytes, les phanérogames. Notices nécrologiques, …
A. BOURASSEAU – Contribution au catalogue des plantes phanérogames de la Charente-Maritime.
P. BOUCHET – Très nombreux articles sur le flore mycologique et comptes rendus d’excursions.
J. LAURANCEAU – La champagne charentaise.

C’est dans ce cadre que j’ai publié dans cette revue une oeuvre de jeunesse : Étude phytosociologique des chaumes de Sèchebec (Charente-Maritime). (Bull. 19 d’octobre 1954). J’étais alors à l’École normale de La Rochelle et de plus j’étais né et avais passé ma jeunesse à Bords, l’une des deux communes (avec Saint-Savinien) sur le territoire desquelles s’étendent ces chaumes. Je connaissais le coin parfaitement. De plus je faisais de la botanique depuis l’école primaire.
Bien entendu, les autres sociétés publiaient de leur côté de nombreux articles de botanique mais aussi sur les insectes, la géologie, la zoologie, la lichénologie, la préhistoire, la vie et l’oeuvre des naturalistes, … Au total, ces deux revues sont très riches sur le plan des informations naturalistes.
La fédération fut longtemps gérée, à la satisfaction générale, par Jean-Marie ROUET.

Quand Jean-Marie se retira, il fut remplacé par un certain THAUVIN dont la gestion fut désastreuse !

Deux fascicules particulièrement importants ont été publiés dans la Revue de la Fédération :
— « Catalogue des Muscinées du Département des Deux-Sèvres d’après les notes trouvées dans les papiers de J. CHARRIER (1879-1963) », par L. RALLET. (Revue de la Fédération , 3ème série, tome 5, n° 19, février 1966).
— « Contribution à l’étude de la Bryoflore du Département de la Vienne », par A. BARBIER (Même revue, 3ème série, tome 12, n° 50, mars 1973).
Ces deux publications dépassant notablement le quota de pages attribuées à la SBCO, cette dernière devait verser à la fédération un supplément non négligeable à sa contribution financière normale. Cela fut fait pour le premier de ces deux suppléments.
À la publication du second fascicule une évaluation concernant le supplément à régler fut demandé à THAUVIN. Ce supplément pouvait être supporté par les finances de la SBCO, mais tout juste. L’impression de ce fascicule traina en longueur. À sa parution, la facture du supplément à verser avait considérablement augmenté de telle sorte que le SBCO était incapable de l’honorer et c’était la “faillite” virtuelle. Après bien des tergiversations, j’ai dû personnellement avancer à la SBCO le dépassement qui atteignait, me semble-t-il me souvenir, près de 3 000 F. Par la suite, notre société m’a remboursé intégralement cette somme.

Je me suis rendu à une réunion des membres de la fédération qui a eu lieu au Muséum à Paris au quatrième trimestre de l’année 1973. Je venais d’être élu président de la SBCO. La réunion fut très houleuse et j’ai décidé alors, tant la gestion de la fédération par THAUVIN était désastreuse, de retirer la SBCO de cet organisme. Notre société avait son propre bulletin depuis 1970 et n’avait plus besoin de celui de la fédération. Notre départ précéda de peu la mort du bulletin de la fédération. (voir pièce jointe : au paragraphe 4 de cet éditorial de H. de LEIRIS (que j’ai bien connu) c’est du départ de la SBCO dont il est question). (extrait de la 3ème série, tome 12, n° 53 de la revue de la Fédération française des sociétés de sciences naturelles de décembre 73, mais paru au 4ème trimestre 1975).
Rémy DAUNAS

Contribution à l’étude de la Bryoflore du département de la Vienne

Revue

par André BARBIER
1973 – Revue de la Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles – tome 12 – n°50 – pp. 1 à 44

Catalogue des muscinées du Département des Deux-Sèvres

Revue

d’après les notes trouvées dans les papiers de J. CHARRIER (1879-1963)
par L. RALLET
1966 – Revue de la Fédération Française des Sociétés de Sciences naturelles – tome 5 – n°19 – pp. 1 à 50